Cerf sika

mercredi 22 septembre 2021
par  Patrick MAGNE
popularité : 28%

RETOUR A LA LISTE

Type :
Cervidae - Cervinae
Nom :

Cerf sika

Sex :
nom Scientifique :
Cervus nippon
Chassable :
nuisible :
NON
longevite :
Cette espèce peut vivre en moyenne 25 à 30 ans.


Ordre des Artiodactyles, famille des Cervidés, sous famille des Cervinés, genre Cervus.
Grubb (2005) ne retient que deux espèces dans le genre Cervus : le Cerf élaphe Cervus elaphus et le Cerf sika Cervus nippon. Cet auteur liste 15 sous-espèces pour C. nippon, mais le statut de certaines formes demeure incertain. Selon Beaufort (1984), les sous-espèces introduites en France correspondraient, pour le moins, à : C. n. nippon originaire du Japon, C.n. mantchuricus originaire de la Mandchourie et C. n.pseudaxis originaire du Viêt Nam.

Hauteur au garrot : 75 à 85 cm (mâle), 65 à 85 cm (femelle ou biche).
Poids moyen : 50 à 60 kg (mâle), 30 à 40 kg (femelle).
Pelage brun noisette tacheté de blanc en été. En hiver, ces couleurs s’assombrissent et les taches s’estompent fortement. Chez les mâles, le pelage sur le cou est plus dense en automne et en hiver. Leur miroir fessier blanc bordé de noir ainsi que le trait noir dorsal allant jusqu’au bout de la queue sont caractéristiques.
Le Cerf sika mâle porte des bois ramifiés avec quatre pointes qui tombent en avril et repoussent durant l’été pour le rut en automne.
Contrairement au Cerf élaphe, le répertoire vocal du Cerf sika est plus complexe, varié (plus de 10 sons différents) et plus intense durant la période du rut. Il est émis tout au long de l’année et partagé en partie par les femelles.




Bien qu’écologiquement adapté aux milieux ouverts, le cerf est aujourd’hui attaché au milieu forestier où il trouve refuge, protection et tranquillité. On le rencontre des forêts de feuillus aux futaies de résineux, en plaine ou en montagne, parfois jusqu’à 3000 m d’altitude. Un cerf adulte vit annuellement sur 2000 a 5000 ha. Le secteur de rut d’automne et la zone occupée au printemps sont généralement distincts. Le cerf recherche un habitat à forte valeur alimentaire et la biche qui exploite des surfaces plus petites, privilégie des habitats fermés offrant un refuge diurne et une protection maximale




La période de reproduction du Cerf sika débute généralement vers le mois d’octobre par le brame des mâles à la tête d’un harem de femelles. Après une période de gestation de 7 mois, soit entre avril et juin, les biches mettent bas un seul faon occasionnellement deux. Le faon reste près de sa mère durant 6 mois jusqu’au sevrage. Dans les populations bien établies, le taux de survie des nouveaux nés en décembre est de 40 à 50 %. La mortalité des faons est principalement due à la prédation par le Renard roux. Après le stade faon et en l’absence de grands prédateurs, la mortalité est réduite et due uniquement aux prélèvements faits par l’Homme (chasse et braconnage). La maturité sexuelle intervient vers 18 mois. Le taux de reproduction est assez élevé avec 85 à 100 % des femelles adultes gestantes. L’espérance de vie dans le milieu naturel est de 25 à 30 ans.



Un animal adulte ingère 10 à 15 kg de végétaux frais par jour. Il sait adapter son alimentation aux disponibilités des milieux et selon les saisons. Celle-ci se compose de graminées, de feuillages d’arbres ou d’arbrisseaux et de sous-ligneux. En hiver, des rameaux de résineux et même des rhizomes de fougères sont consommés. Les cultures agricoles périphériques aux forêt sont aussi visitées.



Le Cerf sika a pour aire de répartition d’origine l’est de l’Asie depuis l’extrême est de la Sibérie au nord jusqu’au Viêt Nam au sud, ainsi que le Japon.
Le Cerf sika a été introduit anciennement dans quelques îles d’Asie du Sud-Est et, aux XIXème et XXème siècles, dans les îles Britanniques, en Europe continentale, dans le
Caucase, en Nouvelle-Zélande et aux USA. Dans les pays européens où il est présent (Arménie, Autriche, République Tchèque, Danemark, Ecosse, Finlande, France, Allemagne, Lituanie, Pologne, Ukraine) sa situation générale ne semble pas connue précisément.

Des phénomènes d’hybridation entre le Cerf sika et le Cerf élaphe sont possibles. Les mâles de Cerf élaphe dominent en effet les mâles de Cerf sika et fécondent les femelles sika et les hybrides produits par la suite.
Dans certaines populations, cette hybridation peut à terme menacer l’intégrité génétique du Cerf élaphe.
Sur la péninsule de Kyntire en Ecosse, dans une population où les deux espèces sont en contact depuis les années 1970, 44 % des individus échantillonnés sont des hybrides.

En France, l’introduction du Cerf sika remonte au XIXème siècle. Pascal et al. (2006) relatent que la Ménagerie du Muséum de Paris aurait reçu des cerfs sika, appartenant
à des formes différentes, de Mandchourie en 1866 et 1872, du Japon en 1871 et du Viêt Nam à une date non précisée. Ce sont ces animaux qui auraient été à l’origine de la population enclose de Rambouillet dont l’effectif atteignait 200 individus vers 1965. Les cerfs sika de Rambouillet seraient à l’origine de l’ensemble des populations introduites dans le milieu naturel en France.

Pour cette espèce, tout comme pour le Daim européen, on ne parle généralement pas de domestication, mais seulement de déplacements (ou translocations) d’animaux d’une région à une autre, de mise en captivité en parcs ou en enclos, de lâchés ou d’échappés, et de marronnage (retour à la vie sauvage d’animaux auparavant captifs).

En France, les populations sauvages sont donc issues de processus de marronnages. Entre 1913 et 1970, des introductions ont eu lieu dans au moins 28 départements, soit en forêt libre, soit en parc clos. De nombreuses populations du milieu naturel ont disparu souvent suite à un braconnage important. En 1995, l’espèce n’était plus présente qu’en Île-de-France,Normandie, Alsace, Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées.
L’espèce est actuellement peu présente à l’état sauvage, excepté en Alsace, en Seine-et-Marne et dans l’île de Porquerolles. Les autres populations présentes sur le territoire français sont confinées en parc ou en enclos. Cependant, des individus s’échappent régulièrement. En 1990, le Cerf sika était présent sur 30 communes
réparties dans 9 départements. En 2007, on le trouve sur 67 communes de 15 départements.

En Aquitaine, l’atlas des Mammifères de France de 1984 le donne absent, ainsi que l’inventaire de la faune de France de 1992. Entre 1992 et 2012, des échappées
d’enclos se sont produites en Aquitaine. Il semblerait que des individus ayant regagné le milieu naturel soient bien présents en Gironde et dans les Landes.
Selon une étude menée par le réseau « Ongulés sauvages », il existe des zones dans les Landes et la Gironde, où le Cerf élaphe côtoie le Cerf sika. Pour le cas de la Gironde et des Landes, les effectifs présents de cerfs sika sont faibles et les populations ne sont pas réellement implantées pour le moment.
Le Cerf sika occupe actuellement 8 mailles en Aquitaine soit 1,6 % de la région. Les données proviennent de l’ONCFS et des FDC.



Cerf et biche peuvent se reproduire dès leur deuxième année. Le mâle est polygame. Le rut a lieu entre le début de septembre et la mi-octobre, avec un pic durant la deuxième quinzaine de septembre. Après une gestation de huit mois, la biche donne naissance à un faon unique, qu’elle allaite au moins jusqu’en novembre.





Bibliographie :
OFB Office Française de la Biodiversité
SAGIR


Navigation

Statistiques

Dernière mise à jour

vendredi 24 septembre 2021

Publication

31 Articles
Aucun album photo
Aucune brève
Aucun site
1 Auteur

Visites

0 aujourd’hui
2 hier
147 depuis le début
1 visiteur actuellement connecté