Grive litorne

mardi 21 septembre 2021
par  Patrick MAGNE
popularité : 48%

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Type :
Passériformes - Turdidés
Nom :

Grive litorne

Sex :
nom Scientifique :
Turdus pilaris - Fieldfare
Chassable :
nuisible :
NON
Jarek Matusiak, XC43771
longevite :
Cette espèce peut vivre en moyenne 18 ans.


Taille de 28 cm, Envergure de 39 à 42 cm, Poids de 80 gr à 140 gr.
A la différence des autres grives, la litorne est relativement haute en couleurs. Le meilleur signe distinctif est le gris ardoise de la tête, de la partie arrière de son cou et du croupion, qui contraste avec le brun du dos et le noir de la queue. Les parties inférieures sont blanchâtres fortement lavées de jaune-orange sur la poitrine et marquées de stries et de festons noirâtres qui s’estompent souvent en taches noires sur les côtés de la poitrine. Le dessous des ailes est blanc comme chez la Grive draine. Le bec est jaune, les pattes noir brunâtre. La femelle est semblable au mâle, les jeunes sont plus ternes. Chez eux, la tête et le dos sont de la même teinte brune.


Les oiseaux migrateurs lancent un "gih" grinçant et un "djak-djak-djak" jacassant qui est très caractéristique. Le chant simple est composé de trois parties distinctes, d’abord quelques sons jacassants sans structure définie, une brève pause puis de nouveaux des jacassements. Il est répété a de nombreuses reprises. Le chant en vol comporte des jacassements excités, étirés, plus rapides. Les grives chantent surtout le matin et en soirée pendant la saison de nidification.

PHOTOS D’EMPREINTES DIVERS ET VARIÉES

PHOTOS D’IDENTIFICATION DIVERS ET VARIÉES




Les grives litornes nichent dans les zones boisées et à la lisière des forêts de bouleaux, de pins, d’épicéas, d’aulnes et d’un mélange d’autres essences.

Ces habitats sont souvent situés à l’intérieur de zones humides, à proximité de prairies, de vallées baignées par un cours d’eau, d’une tourbière ou d’un marécage. Pendant la nidification, on les trouve également parfois dans des parcs, des vergers, des jardins, en bordure de terres agricoles et dans des régions montagneuses recouvertes de bouleaux rabougris à la limite de la ligne des arbres. Pendant la migration et en hiver, les grives litornes fréquentent des habitats plus ouverts et plus clairsemés tels que les champs et les pâtures, les terres agricoles, les zones boisées, les arbustes et les broussailles qui regorgent de baies. Au cours de la migration, elles sont présentes dans toutes sortes de paysages proches des rivières ou des côtes.


De grandes bandes de grives litornes arrivent en France à l’automne. Quelques-unes se montrent dès la fin août mais le flot principal n’arrive généralement qu’en octobre et en novembre.
Des troupes de plusieurs centaines d’individus déferlent alors sur le pays par le nord et l’est, en provenance de Scandinavie et d’Europe de l’Est. Lorsque les conditions climatiques sont mauvaises, de nombreuses grives arrivent épuisées et deviennent alors des proies faciles pour les prédateurs comme les rapaces. En hiver, la litorne forme de grandes bandes mêlées d’autres grives, notamment des mauvis. Ces troupes bruyantes parcourent la campagne en quête de nourriture. A terre, la litorne se comporte typiquement comme les autres membres de la famille, adoptant souvent une posture rectiligne et progressant par bonds un peu lourdauds. Alarmée, elle se tient presque verticale et scrute de tous les côtés. A l’approche d’un prédateur, toute la bande se réfugie dans un arbre voisin où elle se pose généralement face au vent.





Le vol de la grive litorne est onduleux. Elle se déplace souvent en groupes.



Les litornes consomment des vers, des limaces, des insectes et des araignées. Par temps froid, quand elles ne peuvent plus extraire les vers du sol gelé, elles se rabattent sur des baies comme celles de l’aubépine, de l’églantier ou du sureau.
Elles peuvent aussi tirer profit des pommes ou des poires tombées au sol. Les litornes se nourrissent souvent au sol, sautillant dans les prairies ou les champs labourés où elles traquent vers et insectes. La bande reste groupée tout en se nourrissant et ses membres progressent dans la même direction générale. En automne, quand de grandes quantités de baies sont mûres, la troupe se pose entière dans un bouquet d’arbustes qu’elle dépouille avant de se diriger vers un autre. Lors des coups de froid, si les baies viennent à manquer, les litornes s’approchent des jardins et elles peuvent venir jusqu’aux mangeoires artificielles.



En mars et au début d’avril, les litornes quittent leurs quartiers d’hivernage et remontent vers le nord pour rejoindre leurs sites de nidification en Scandinavie ou dans d’autres régions d’Europe.
Après l’accouplement, la litorne bâtit dans la fourche haute d’un arbre un nid d’herbes en forme de coupe, garni de boue. Il est ensuite tapissé d’herbes fines. Contrairement aux autres grives, la litorne niche en colonies lâches. Sans être aussi rapprochés que ceux des oiseaux de mer, les nids permettent des relations sociales entre les couples voisins. La femelle pond 5 ou 6 œufs bleu verdâtre tachetés de rougeâtre. Les œufs éclosent au bout de 11 à 14 jours d’incubation. Aveugles et nus à l’éclosion, les jeunes sont nourris par les deux adultes et grandissent rapidement.
La fréquence de nourrissage varie entre 255 et 470 becquées par jour.

Bibliographie :
OFB Office Française de la Biodiversité
SAGIR
Guide des oiseaux d’Europe. Delachaux & Niestlé
Les oiseaux d’Europe . Lars Jonsson. Nathan
La Faune de France. Nathan
Guide encyclopédique des oiseaux. Nathan
Oiseaux.net


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vendredi 24 septembre 2021

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