Grive musicienne

mardi 21 septembre 2021
par  Patrick MAGNE
popularité : 59%

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Type :
Passériformes - Turdidés
Nom :

Grive musicienne

Sex :
nom Scientifique :
Turdus philomelos - Song Thrush
Chassable :
nuisible :
NON
Fernand Deroussen, XC533192
longevite :
Cette espèce peut vivre en moyenne 14 ans.


Taille de 23 cm, Envergure de 33 à 36 cm, Poids de 65 gr à 90 gr.
La Grive musicienne est d’une taille un peu inférieure à celle du Merle noir qu’elle côtoie souvent, mais la confusion n’est pas possible. C’est un oiseau plus trapu, avec une queue plus courte et un plumage plus clair. Les parties supérieures sont d’un brun assez chaud et sont assez uniformes d’aspect. Une nuance roussâtre est perceptible sur la calotte et les ailes tandis que le bas du dos, le croupion et les sus-caudales paraissent un peu plus gris. L’œil sombre est cerclé de pâle, ce qui le fait paraître grand. Le sourcil chamois est très peu marqué, ce qui la distingue de sa cousine mauvis. Les couvertures auriculaires chamois sont entourées de brun. Enfin, les traits malaires noirâtres, bien marqués, se rejoignent sous la gorge pour former une sorte de collier tacheté. Les parties inférieures sont roussâtres sur la poitrine et les flancs, et blanc-crème sur le ventre et les sous-caudales. Des taches brun-noir en forme de V, ou de cœur, renversés, constellent la poitrine, le haut du ventre et les flancs. Les pattes sont roses. le bec est brunâtre avec la base de la mandibule inférieure jaune. Au vol, on distingue les couvertures sous-alaires orange pâle.
Le juvénile se distingue de l’adulte au plumage d’un brun plus chaud et surtout aux marques chamois des tectrices du manteau, des scapulaires, des moyennes et des grandes couvertures alaires. Les terminaisons chamois des couvertures seront conservées après la mue post-juvénile et resteront visibles dans la deuxième année de vie de l’oiseau. Concernant la possible confusion avec la Grive draine, car c’est un dilemme auquel est souvent confronté l’ornithologue débutant, il faut noter que la draine est plus grande (plus grande même que le merle), que son plumage est plus froid dessus (brun nuancé de gris) et moins uniforme (tertiaires et couvertures à liserés pâles), plus pâle dessous avec des taches plus grandes, plus nombreuses (sur le ventre également) et de forme différente. Sa longue queue est marquée de blanc aux rectrices externes. Ses couvertures auriculaires pâles sont entourées d’un dessin brun plus marqué, formant souvent comme deux barres sombres sur le côté de la tête. Au vol, les sous-alaires apparaissent bien blanches. Enfin, les cris roulés sont très différents.


Le cri de contact est un "sip" très incisif qui s’apparente au cri de certains bruants comme le Bruant fou. Il est émis souvent à l’envol quand l’oiseau est dérangé et c’est ce cri qui est poussé par les migrateurs nocturnes qui gardent ainsi le contact entre eux. Le cri d’alarme est une répétition rapide de notes dures "té dé dé det", mais qui n’a pas la tonalité métallique du cri équivalent du Merle noir. Le chant est une suite de notes variées, claires et puissantes, sifflées ou flûtées, de tonalité élevée et bien distinctes. Mais surtout, ces notes sont répétées plusieurs fois (de 2 à 6 fois généralement) et c’est cette répétition qui fait la typicité du chant de la musicienne.

PHOTOS D’EMPREINTES DIVERS ET VARIÉES

PHOTOS D’IDENTIFICATION DIVERS ET VARIÉES




La Grive musicienne est une espèce forestière pour la reproduction. Elle est peu exigeante quant à l’habitat, ce qui lui permet d’occuper de nombreux facies forestiers, feuillus, conifériens ou mixtes, en plaine comme en altitude.

Elle peut se satisfaire de petits bois et de bosquets, du bocage, et même de parcs suburbains. Elle doit pouvoir disposer sur son territoire de zones d’alimentation au sol dégagé ou couvert de végétation herbacée, riches en invertébrés (prairies, pelouses, prés-bois, lisières, clairières, coupes, linéaires hydrographiques ou de voirie forestière, etc.). Les pessières ou les plantations équiennes d’épicéas sont particulièrement appréciées par l’espèce car elle peut facilement s’y cacher et y cacher son nid.
En migration et en hivernage, elle fréquente des milieux plus ouverts riches en petits fruits et en invertébrés, milieux agricoles avec haies, jardins et vergers, marais, bords de rivières et de plans d’eau, vignobles, et en zone méditerranéenne, maquis et garrigues, junipéraies, oliveraies, palmeraies, oasis.


La Grive musicienne est une espèce commune. Cependant, c’est un oiseau discret et furtif, très craintif la plupart du temps. Son observation rapprochée n’est pas facile car elle fuit à la moindre alerte. Cependant, en période de chant, certains mâles, tout à leur territorialité, se montrent plus confiants et se laissent approcher. L’espèce n’est pas vraiment grégaire comme peuvent l’être la litorne ou la mauvis. Cependant, au plus fort de la migration, on peut l’observer en petits groupes lâches pouvant compter quelques dizaines d’individus, particulièrement lorsque les conditions climatiques provoquent un blocage de la migration.
Elle côtoie souvent ses congénères litorne et mauvis en période de passage. Elle peut même être observée sur les pelouses des parcs urbains et jardins particuliers à cette période.
Elle recherche sa nourriture au sol où elle progresse par petits bonds. En cas de danger, elle file se réfugier au vol dans les ligneux où elle peut rester longuement immobile en attendant le retour au calme. En intersaison, elle recherche les fruits dans les buissons et les haies. Elle s’est fait une spécialité des petits escargots comme les Escargots des haies qu’elle extrait de leur coquille d’une manière qui lui est propre. Tenant le mollusque du bec, elle le frappe violemment contre une pierre ou un autre substrat solide formant enclume jusqu’à ce qu’il soit débarrassé de sa coquille, puis le consomme. Ces endroits sont régulièrement fréquentés tout au long de la belle saison. C’est pourquoi il est fréquent dans la nature d’observer ces petits tas de débris de coquilles signant sa présence.
La Grive musicienne est très territoriale en période de nidification. Malgré cela, la densité dans les secteurs les plus favorables peut atteindre 50 couples au km². Le mâle affirme vocalement son territoire. Il chante souvent perché en évidence au sommet d’un arbre, par exemple un conifère, de façon à surveiller son territoire. Comme pour les autres turdidés, l’activité vocale crépusculaire est intense. C’est, avec le merle et le rougegorge, un des passereaux forestiers qui chantent le plus tard le soir et le plus tôt le matin.
La Grive musicienne est un migrateur partiel. Elle est d’autant plus sujette à déplacements migratoires que ses populations sont nordiques. Elle migre de nuit, signant son passage de ses "sip" incisifs.





La Grive musicienne a de longues ailes lui permettant de longs déplacements migratoires. Les battements rapides et puissants permettent un essor et un vol de croisière aisés. Les migrateurs volent essentiellement de nuit assez haut au dessus du sol. Au matin, les oiseaux qui font halte se laissent tomber à grande vitesse vers des ligneux qui leur assureront la sécurité.



Le régime alimentaire de la Grive musicienne est très varié. Elle consomme de nombreux invertébrés, particulièrement des arthropodes (insectes et leurs larves, myriapodes, crustacés terrestres), des oligochètes, des mollusques (petits escargots dont elle casse la coquille). En période inter-nuptiale, le régime se diversifie et inclut de nombreuses baies (lierre, genévriers, argousier, etc.) encore sur pied ou au sol.



Le nid de la Grive musicienne est construit dans des ligneux à une hauteur moyenne de 2 à 3 mètres (0 à 9 m).
En tout début de saison, avant que les feuillus ne soient accueillants en plaine, il est souvent construit dans un conifère. Plus tard, un feuillu bien dense fera l’affaire. Le nid est typique. C’est un assez gros nid fait d’herbes sèches, de tiges et de mousse. La coupe interne est tapissée d’un mortier lissé fait d’un mélange de boue et de fibres de bois mort agglomérées, ce qui lui donne un aspect clair caractéristique. La femelle y dépose 3 à 5 œufs (4 en moyenne) d’un bleu-vert vif avec quelques rares taches brun-noir. L’incubation dure 13 jours en moyenne. Les poussins sont nidicoles. Les deux parents les nourrissent et ils quittent le nid à l’âge de 12 à 15 jours. Les parents les protègent et les nourrissent encore pendant 2 à 3 semaines. Le succès moyen à l’envol a été calculé à 55%.

Bibliographie :
OFB Office Française de la Biodiversité
SAGIR
Guide des oiseaux d’Europe. Delachaux & Niestlé
Les oiseaux d’Europe . Lars Jonsson. Nathan
La Faune de France. Nathan
Guide encyclopédique des oiseaux. Nathan
Oiseaux.net


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vendredi 24 septembre 2021

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