Pigeon colombin

mardi 21 septembre 2021
par  Patrick MAGNE
popularité : 59%

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Type :
Columbiformes - Columbidés
Nom :

Pigeon colombin

Sex :
nom Scientifique :
Columba oenas - Stock Dove
Chassable :
nuisible :
NON
Fernand Deroussen, XC532228
longevite :
Cette espèce peut vivre en moyenne 13 ans.


Taille de 34 cm, Envergure de 63 à 69 cm, Poids de 250 gr à 340 gr.
Le Pigeon colombin est le plus petit des trois pigeons européens. C’est aussi le plus discret, le moins voyant. Les sexes sont semblables chez lui également. On le reconnaît, outre la taille, à l’uniformité de son plumage. En effet, ses parties supérieures gris bleuté ne sont marquées que par une petite barre alaire noire sur les grandes couvertures et un peu de noir sur les rémiges tertiaires, ce qui ne se voit pas en vol. En vol, de dessus, on voit un petit pigeon bicolore gris clair et noir, gris clair sur le corps, les couvertures alaires, la base des rémiges primaires et la base de la queue, noir sur l’extrémité des rémiges primaires, les rémiges secondaires externes et le bout de la queue. Le contraste qui en résulte est typique. On notera l’absence de blanc qui caractérise les deux autres espèces. La poitrine et l’avant du cou sont d’un gris rose vineux formant plastron. En vol, en vue de dessous, on a le même contraste qu’en vue supérieure, mais atténué. La tête est grise. L’iris est brun sombre et l’oeil entouré d’un cercle gris peu visible. Le bec, rose à pointe jaune, a une cire blanche à la base. Les côtés du cou montrent une large plage à reflets verts irisés. Les pattes sont d’un rose soutenu.
Le juvénile est plus terne, plus uniforme. Il n’a pas de reflets colorés au cou ni de plastron sur la poitrine. Bec et pattes sont plus pâles.


Le chant du mâle consiste en la répétition d’une note puissante mais comme étouffée, note dédoublée "wou oup wou oup wou oup...". On peut avoit l’impression d’une note simple quand le second terme est avalé. Comme chez le ramier, la fréquence des notes permet au chant de franchir la barrière du feuillage forestier.
Pendant la parade prénuptiale, il émet des séries de 8 à 10 notes de coucou faibles à un rythme rapide " cou cou cou cou...".

PHOTOS D’EMPREINTES DIVERS ET VARIÉES

PHOTOS D’IDENTIFICATION DIVERS ET VARIÉES




Le Pigeon colombin est un pigeon forestier à l’origine. Il le reste encore majoritairement. Comme c’est un oiseau cavernicole pour la nidification, l’habitat doit lui fournir les cavités dont il a besoin. Ce sont le plus souvent des trous dans les arbres. Les boisements occupés sont donc âgés, avec de vieux arbres à cavités, cavités naturelles par pourrissement du bois ou loges creusées par les pics. Il y a un lien fort entre le colombin et le Pic noir dont les loges sont exactement à la taille du pigeon. Et comme le Pic noir est très lié au hêtre pour sa nidification, le Pigeon colombin se trouve régulièrement dans les vieilles hêtraies.

Ce lien n’est toutefois pas exclusif.
Le colombin a une autre exigence fondamentale. Il se nourrit au sol en milieu ouvert et doit donc disposer à proximité de ses sites de nidification, d’espaces ouverts, le plus souvent des terres agricoles, où chercher sa pitance. Ces deux conditions font que le Pigeon colombin est avant tout un oiseau de plaine où elles sont plus facilement réunies. Néanmoins, dans le sud de l’aire, par exemple au Maroc, il monte jusqu’à plus de 2000m pour trouver des conditions favorables. Il a une puissance de vol telle que même les grands massifs forestiers peuvent être occupés.
Le Pigeon colombin peut être rupestre pour la nidification et nicher en falaise naturelle ou artificielle, mais c’est peu fréquent. On le trouve plus fréquemment en contexte urbain ou sub-urbain (vieux parcs, allées de vieux arbres).
En intersaison, c’est un peu l’inverse. Il se nourrit en troupes en milieu ouvert, le plus souvent agricole et va passer la nuit dans les arbres des environs, probablement en compagnie des ramiers.


On retrouve chez le colombin ce qu’on observe déjà chez le ramier, oiseau plus commun, à savoir l’amplitude d’habitat.
l est étonnant de voir que ces oiseaux peuvent habiter des contrées forestières reculées loin de l’Homme et ses activités, ou alors des parcs urbains au coeur des villes, endroits on ne peut plus anthropisés.
Le Pigeon colombin est au moment de la reproduction une espèce monogame et territoriale. Sur le site de reproduction, le mâle parade en volant lentement, avec des battements amples, et fait claquer les pointes des ailes au-dessus de son dos. Puis il plane d’arbre en arbre, queue étendue et ailes relevées, autour de l’arbre troué.
Comme beaucoup d’autres oiseaux, le colombin devient grégaire après le reproduction. Il peut même se mêler à d’autres espèces lorsqu’il est au gagnage. Les oiseaux nord-orientaux se regroupent en septembre-octobre pour la migration. On peut les voir passer en petits groupes au vol rapide aux points de suivi de la migration. Il est classique aussi d’en voir quelques-uns migrer au sein des troupes de Pigeon ramier. On les reconnait à leur petite taille.





Vol rapide et direct de colombidé. Vol en solitaire ou en couple à la belle saison entre le nid et les zones de gagnage. Vol en groupe en inter-saison, en particulier dans les déplacements migratoires.



Le Pigeon colombin se nourrit au sol dans les milieux ouverts, naturels ou agricoles. Il est surtout végétarien mais peut aussi avaler quelques invertébrés.
Il prélève suivant les saisons des graines, en place ou tombées au sol, des bourgeons floraux, de jeunes pousses vertes, etc. Comme beaucoup d’autres oiseaux, il s’intéresse à la partie perdue des récoltes. Il va à l’eau pour boire.
Les jeunes colombins au nid sont nourris pendant environ 2 semaines par un liquide fabriqué par la paroi du jabot des deux adultes, appelé "lait de pigeon" et rejeté de gosier à gosier.



La saison de reproduction commence en avril au sud de l’aire, plus tard en mai-juin aux latitudes plus élevées.
Dans le premier cas, deux pontes successives sont possibles, pas dans l’autre. Le Pigeon colombin est le seul colombiforme à nicher presque exclusivement en cavité, qu’elle soit naturelle ou un nichoir. Une fois la cavité favorable localisée ou l’ancienne retrouvée après quelques mois d’absence, le couple s’adonne à la pariade (voir plus haut). La nidification au sens propre dépend de la nature et de l’état de la cavité. La cavité peut être dans un arbre (cas le plus fréquent), dans un rocher ou une falaise, enfin dans un bâtiment, ce qui revient à une nidification rupestre. Un nichoir artificiel peut être adopté. Il arrive que la femelle puisse pondre sans aménagement, directement sur le substrat du fond de la cavité. C’est la cas en particulier avec les loges de Pic noir dans le hêtre, souvent adoptées car bien adaptées aux dimensions du pigeon. Autrement, le couple amasse des brindilles pour servir d’assise à la ponte.
La femelle pond 2 oeufs, comme c’est la règle chez les columbidés, qui seront incubés 16 à 18 jours. Les jeunes seront volants à l’âge d’un mois environ. La femelle peut alors entamer le cas échéant une seconde reproduction.
Une nidification peut échouer du fait de la Martre des pins, mustélidé forestier qui visite lui aussi les cavités arboricoles pour s’y reposer. Il est évident que si une martre tombe sur un nid de colombin, la couvée ou la nichée est perdue.

Bibliographie :
OFB Office Française de la Biodiversité
SAGIR
Guide des oiseaux d’Europe. Delachaux & Niestlé
Les oiseaux d’Europe . Lars Jonsson. Nathan
La Faune de France. Nathan
Guide encyclopédique des oiseaux. Nathan
Oiseaux.net


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vendredi 24 septembre 2021

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