Colin de Virginie

mardi 21 septembre 2021
par  Patrick MAGNE
popularité : 54%

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Type :
Galliformes, Odontophoridés
Nom :

Colin de Virginie

Sex :
nom Scientifique :
Colinus virginianus - Northern Bobwhite
Chassable :
nuisible :
NON
Mike Nelson, XC53906
longevite :
Cette espèce peut vivre en moyenne 5 à 10ans.


Taille 25 cm, Envergure : 35 à 40 cm
Ce gallinacé appartient à la famille des cailles dont il a la silhouette trapue et possède une taille inférieure à celle d’un tétras. Le mâle présente des parties supérieures rougeâtres-brunes et un ventre pâle et strié. Il affiche également une bande blanche au dessus de l’oeil et une tâche blanche encadrée de noir sur la gorge. Mâle et femelle sont dissemblables. Les parties blanches chez les mâles sont de couleur chamois chez la femelle alors que les parties noires sont rougeâtres-brunes.


PHOTOS D’EMPREINTES DIVERS ET VARIÉES

PHOTOS D’IDENTIFICATION DIVERS ET VARIÉES




Pour son choix d’habitat, le colin de Virginie est très exigeant. On le retrouve dans les terres de cultures, dans les zones voiséesainsi que dans les prairies. On le croise principalement dans les régions de culture, blé, orge, maïs ou sur des lieux abandonnées recouvertes par la végétation, broussailleuses. Il marque une préférence certaine pour les étendues où la moitié du sol est dégagée et le reste est recouvert d’une végétation arborescente ou herbacée. Cependant, ses exigences varient au fil des saisons. Au printemps et au début de l’été, il utilise les prairies, les fossés de drainage, les bords de chemins et les rives d’étangs qui présentent tous les avantages propices à une bonne nidification et à une alimention suffisante, ainsi que le couvert végétal pour se jucher. En été et en automne, Il a besoin des terres cultivées pour l’alimentation, le repos, le bain de poussière et le juchage. A la fin de l’automne et en hiver, il dépend de zones boisées denses comme refuge et juchage, mais plus particulièrement pour la nourriture


Ces dernières années, l’espèce a quelque peu décliné en raison de l’élagage le long des routes, de la taille des bordures sur les terres cultivées, et du remplacement progressif des pâtures traditionnelles par des peuplements denses de jeunes arbres, ce qui a considérablement dégradé son environnement traditionnel et limité ses possibilités de nichage et de juchage. Après la période de nidification, ces oiseaux vivent en bandes pouvant atteindre jusqu’à 25 individus, se serrant les uns contre les autres à la nuit ou par période de temps froid. En cas de danger, il s’éparpillent dans toutes les directions, déroutant ainsi un éventuel prédateur, qui bien souvent n’en attrape aucun.







Les colins de Virginie ont un régime très varié qui comprend principalement des graines, des fruits, des plantes, des insectes et des araignées. En hiver, il se nourrissent surtout de végétaux : graines de pins, raisin sauvage, mûres, chèvrefeuille, sumac vénéneux, herbes à poux, glands, caroubes, noix, tournesols, chardons, trèfle et la liste n’est pas exhaustive. En été, son alimentation devient franchement organique : coléoptères, sauterelles, criquets, chenilles, araignées, escargots, scolopendres, isopodes, mille-pattes et autres.



Au début du printemps, les mâles comencent à chanter pour attirer une femelle. Le chant atteint son apogée au début de juin, alors que la nidification se déroule de mai à septembre. Une fois appariés, les deux partenaires choisissent les sites d’accouplement, et se partagent la construction du nid et la couvaison. Les nids sont des cavités peu profondes en forme de soucoupe dans le sol, et ils sont tapissés de plantes et recouverts d’herbe. Deux ou trois femelles peuvent se partager un nid si les colins sont abondants et le couvert végétal rare. La femelle pond un oeuf presque chaque jour pendant une période de 18 à 20 jours si bien que la taille de la couvée atteint en moyenne 11 à 15 oeufs dont l’incubation dure 23 ou 24 jours. Dès l’éclosion, les jeunes, couverts de duvet, sont mobiles, suivent leurs parents et s’envolent au bout de six ou sept jours. La mortalité au nid est très importante, ainsi que la mortalité qui intervient dans les deux premières semaines après l’éclosion, période où les conditions athmosphèriques rendent les oisillons les plus vulnérables. Cependant, la femelle est capable d’effectuer une couvée de remplacement jusqu’à la réussite ou jusqu’à ce qu’il soit trop tard en saison, de sorte que, près de 75 % des poules produisent des jeunes.

Bibliographie :
OFB Office Française de la Biodiversité
SAGIR
Guide des oiseaux d’Europe. Delachaux & Niestlé
Les oiseaux d’Europe . Lars Jonsson. Nathan
La Faune de France. Nathan
Guide encyclopédique des oiseaux. Nathan
Oiseaux.net


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vendredi 24 septembre 2021

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