Faisan de Colchide

lundi 20 septembre 2021
par  Patrick MAGNE
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Type :
Galliformes, Phasianidae
Nom :

Faisan de Colchide

Sex :
nom Scientifique :
Phasianus colchicus
Chassable :
nuisible :
NON
longevite :
La longévité, ou durée de vie d’environ 8 ans


Taille 53-89 cm, envergure de 70 à 90 cm, poids de 900gr à 1050gr
Le Faisan de Colchide présente un fort dimorphisme sexuel. Le mâle (ou coq), avec sa longue queue et son plumage haut en couleurs, est un oiseau qu’on remarque et qui est de ce fait bien connu du grand public. Cette espèce présente de nombreuses sous-espèces, avec des variantes de plumage caractéristiques de chacune, par exemple avec ou sans collier blanc.
Le corps est tout en nuances de couleurs chaudes allant du beige roussâtre au châtain foncé en passant par des teintes mordorées du plus bel effet. L’aspect d’ensemble sur le terrain est brun-roux. De nombreuses plumes de couverture sont ourlées ou terminées de clair sur le dessus, de brun sombre ou de noir sur les flancs et le dessous, ce qui rompt l’uniformité du plumage.
La tête est remarquable. Elle est de couleur bleue ou verte suivant la lumière, à reflets brillants, et soulignée souvent d’un collier blanc. Elle porte autour de l’œil doré une zone de peau nue rouge vif qui se développe en caroncules avec l’âge. Des touffes de plumes vert sombre se dressent vers l’arrière au-dessus de la zone auriculaire, formant comme de petites "oreilles". La calotte est pâle. Le bec, fort et légèrement crochu, est couleur corne.
La queue, à rectrices longues et étagées, beiges et barrées de brun, donnent à l’oiseau une silhouette caractéristique.
La femelle (ou poule) est plus petite, avec une queue relativement plus courte et un plumage cryptique, dans les tons beiges et marqué de sombre, qui la dissimulent parfaitement. L’œil jaune est entouré d’une petite zone rougeâtre, rappel des caroncules du mâle, soulignée d’une zone blanchâtre. Le partie supérieure du bec est brunâtre.
Le juvénile ressemble à la femelle mais s’en distingue d’abord par la taille puis par la queue plus courte.


PHOTOS D’EMPREINTES DIVERS ET VARIÉES

PHOTOS D’IDENTIFICATION DIVERS ET VARIÉES


Le cri territorial est un puissant "hraah hraah" de tonalité assez élevée, dur et râpeux, émis tête pointée vers le haut et accompagné d’un double battement sonore des ailes. Le cri d’alarme est une suite de notes bisyllabiques caquetées "kutuk kutuk kutuk..."
L’envol, bruyant en lui-même, est accompagné souvent de cris gutturaux, de la part du mâle comme de la femelle.




Le Faisan de Colchide s’accommode de milieux très variés, en plaine comme en montagne, localement jusqu’à 3 000 m d’altitude. Même les zones agricoles lui conviennent, à condition que les pratiques n’y soient pas trop intensives et le milieu pas trop simplifié ni artificialisé. Il évite simplement les milieux forestiers denses, les zones arides et la très haute montagne.


Le Faisan de Colchide est un oiseau assez farouche, qui se manifeste à la voix dès qu’on pénètre sur son territoire.
Faisan de Colchide♀ adulteQuand la menace se rapproche, il préfère s’enfuir à pattes plutôt que de s’envoler, excepté s’il y est vraiment contraint. L’envol est alors très bruyant et peut surprendre le prédateur ou l’intrus.
L’essentiel de l’activité diurne a lieu au sol mais les oiseaux ont l’habitude de se brancher la nuit pour échapper aux prédateurs terrestres.
Il est présent toute l’année sur son territoire. Cette sédentarité est permise par un régime surtout granivore à la mauvaise saison. Ses pattes robustes lui permettent de fouiller la litière du sol ou dégager la neige qui le recouvre pour accéder à la nourriture.
Les faisans vivent suivant les cas et le moment de l’année en solitaires, en couples, en petits groupes de femelles incluant un mâle, en petits groupes mixtes à mâles dominants, voire en petits groupes unisexués. Il n’y a pas de règle générale.
Une fois le temps de la reproduction venue, les mâles adultes se territorialisent et cherchent à attirer les femelles tout en repoussant les autres mâles. Les ergots qu’ils portent sont utilisés au moment des combats qu’ils se livrent, et probablement aussi pour se maintenir sur la femelle au moment de l’accouplement.

Le Faisan de Colchide a un vol puissant, rapide et direct. Le vol est généralement de courte distance, à la suite d’un dérangement par exemple, car il ne peut être soutenu très longtemps du fait de la disproportion entre le poids élevé de l’oiseau et la faible superficie de ses ailes. Les ailes courtes et arrondies et la longue queue pointue lui donnent une silhouette caractéristique. L’envol est très bruyant.



Aspergillose : les symptômes de la maladie se caractérisent par un écoulement du nez, une respiration haletante puis par des accès de toux, un état fébrile , une soif intense et une diarrhée jaune verdâtre. La maladie évolue plus ou moins vite mais se termine souvent par la mort.

Avitaminose : Il s’agit d’un manque total de vitamines. Les sujets atteints apparaissent apathiques et ont un plumage hérissé.

Cannibalisme : c’est une maladie provoquée par la carence en sels minéraux ou en protéines dans l’organisme. Les volatiles atteints de cannibalisme arrachent les plumes de leurs congénères ou piquent les cloaques ou les doigts jusqu’au sang.

Choléra : c’est une affection bactérienne très contagieuse.

Coccidiose : les symptômes : fiente diarrhée blanchâtre et sanguine, état d’abattement, inappétence et forte soif. La mortalité est fréquente chez les jeunes mais rare chez l’adulte.

Colibacillose : maladie infectieuse et contagieuse.

Coryza infectieux : inflammation des muqueuses de l’appareil respiratoire. C’est une maladie bénigne et le faisan guérit en un temps plus ou moins long.

Diphtéro-variole : c’est une maladie courante et contagieuse. Le moyen de prévention est le vaccin.

Encéphalomyélite : Les sujets ont alors du mal à se déplacer et à garder leur équilibre.

Entérite : Elle se manifeste par des diarrhées hémarrogiques, inappétence et fièvre. Le taux de mortalité est important.

Erythroblastose : Elle se manifeste par un état anémique progressif. Les sujets atteints doivent être isolés et doivent prendre des antibiotiques.

Hépatite : c’est un processus inflammatoire du foie. Un traitement donné à temps favorisera alors la guérison du faisan.

Laryngo-trachéite : maladie contagieuse qui se caractérise par une inflammation du larynx et de la trachée.

Leucitose : elle est provoquée par des parasites qui sucent le sang ; dans la plupart des cas elle n’entraîne pas la mort et ne présente pas de facteurs externes.

Listériose : elle se caractérise par la formation de lésions au niveau du système sanguin et nerveux. Les symptômes de la maladie ne sont pas très clairs et la mort est subite dans de nombreux cas.

Maladie respiratoire chronique : le taux de mortalité est élevé, c’est une maladie contagieuse par contact direct ; les symptômes sont multiples : écoulement nasal, éternuements, râles respiratoires, sinusites, inflammations oculaires…

Pseudo tuberculose : maladie peu commune aux faisans mais mortelles.
Pullorose : c’est une maladie infectieuse et contagieuse. Chez le poussin elle se manifeste par des états fébriles, la somnolence.. chez l’adulte elle est localisée au niveau de l’appareil génital ; on peut suspecter cette maladie par un taux bas d’éclosion des œufs et par la viabilité des poussins. La gravité de la maladie réside justement dans la transmission des germes.

Septicémie : maladie infectieuse due à des germes pathogènes qui circulent dans le sang, provoquant une intoxication générale.

Tuberculose : le diagnostic ne peut être que clinique, la contagion peut de faire l’ingestion de substances alimentaires contaminées, par les déjections et par les voies respiratoires. Cette maladie est incurable et mortelle ; il faut impérativement brûler tous les sujets et leurs excréments. La stérilisation ou l’élimination de tout matériel est indispensable, il faut donc désinfecter soigneusement les locaux et les volières.

Typhus : les symptômes sont les suivants : plumes hérissées et ailes tombantes, inappétence, diarrhée.. La maladie se transmet de faisan à faisan, par la nourriture et l’eau de boisson ainsi que par contact avec les déjections. Il faut donc nettoyer et désinfecter minutieusement les bâtiments et le matériel.

Les vers : il s sont transmis par les limaces et les insectes, ils sont présents dans l’appareil respiratoire et digestif. Il est alors nécessaire de nettoyer et désinfecter les faisans et de faire un traitement de vermifuges.





Le Faisan de Colchide adulte se nourrit essentiellement tôt le matin et tard le soir. Son régime comprend des items d’origine végétale (graines diverses, céréales en cultures, jeunes pousses et bourgeons, fruits) mais inclut également des invertébrés.

Les doigts puissants armés de griffes sont à même de déloger ces derniers dans un sol meuble.
En revanche, les jeunes en pleine croissance ont besoin de protéines et mangent surtout des invertébrés. Ils passent à un régime nettement végétarien à l’âge de 5 ou 6 semaines.



Le Faisan de Colchide mâle adulte est polygame. Un mâle mature particulièrement séduisant peut se constituer un harem de quelques femelles matures.
Les femelles font alors des réserves de graisse en vue de la reproduction. Le mâle assure leur quiétude, les protégeant des prédateurs... et des autres mâles.
Une fois venu le temps de la reproduction, le mâle fait sa cour, tournant autour de la femelle l’aile pendante, retournant sa queue et gonflant ses barbes faciales afin d’exhiber ses atours. Une fois la femelle séduite et fécondée, il tend à l’ignorer et à passer à autre chose. La femelle assure la nidification. Le nid est une simple cuvette peu profonde, grattée au sol et garnie de brindilles, herbes et radicelles. Il est en général bien caché dans la végétation haute qui forme dôme.
La femelle dépose de 8 à 14 œufs brun-vert-olive. L’incubation dure environ 25 jours, assurée par la femelle seule. Les poussins sont nidifuges et quittent le nid immédiatement après la naissance. Ils sont capables d’effectuer des vols courts à l’âge de 12 à 14 jours, dès que les rémiges ont atteint une dimension minimale. En cas d’alerte et en réponse aux cris d’alarme de la femelle, toute la nichée est capable de fuir au vol pour se mettre en sécurité. Mais les jeunes ne volent vraiment qu’à l’âge de 8 à 11 semaines.

Bibliographie :
OFB Office Française de la Biodiversité
SAGIR
Guide des oiseaux d’Europe. Delachaux & Niestlé
Les oiseaux d’Europe . Lars Jonsson. Nathan
La Faune de France. Nathan
Guide encyclopédique des oiseaux. Nathan
Oiseaux.net


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vendredi 24 septembre 2021

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